Livre – Le Détour de France – Une école buissonnière

Quatrième de couverture :

En novembre 2011, douze jeunes architectes et graphistes du Collectif Etc, fraîchement diplômés, enfourchent leurs vélos pour un Tour de France d’une année. « Nous voulons nous inscrire dans la réalité de la ville qui paraît si loin, en allant nous y confronter. Mettre le pied à l’étrier, et le métier à l’ouvrage. » Le chemin buissonnier se faisait désirer. Ils foulent le territoire à vélo, dans l’épaisseur du paysage, à la rencontre d’expérimentateurs de la ville – les hors cadres. Ceux qui ont fait le pas de côté, se frottant à la complexité du monde : architectes, urbanistes, sociologues, collectifs, associations. Habitants et praticiens des villes, campagnes et tout ce qu’on trouve entre.
À chaque halte, c’est par l’expérience que la rencontre prend forme : ensemble, ils scient, écoutent, vissent, regardent, peignent, mangent, dessinent, vivent. Et par là même construisent, en groupe et pas à pas, une autre manière d’exercer le métier. Peut-on construire soi-même l’espace public ? Mettre les normes à l’épreuve des usages ? Questionner la commande ? Trouver d’autres ressources, penser d’autres formes de projets ? Générer plus de sens et de convivialité ? Ouvrir les chantiers ? Diffuser le débat public sur le devenir du territoire ? Participer à l’aménagement en tant qu’habitant, plutôt que faire participer l’habitant ?

Livre – L’Hypothèse collaborative

RUPTURE DE STOCK !
 

L’Hypothèse collaborative

Conversation avec les collectifs d’architectes français

 

Deux ans d’enquêtes menées par l’atelier georges et Mathias Rollot chez ces « collectifs d’architectes », augmentées de points de vue critique par des chercheurs aguerris et parsemées des regards de divers témoins proches de ces pratiques

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Depuis plus d’une dizaine d’années, des « collectifs d’architectes » essaiment et sont maintenant identifiés tant par les médias que par les institutions. C’est à cette nébuleuse informelle qui recouvre une large diversité de pratiques regroupées sous le thème « faire la ville autrement » que cet ouvrage cherche à rendre compte. Par la mise en avant de méthodes implicatives ou la pratique de chantiers ouverts et vivants, ce nouveau métier invite incidemment nombre d’acteurs, institutionnels et autres, à se questionner sur leurs façons de faire.

Ce projet éditorial vise à établir une cartographie problématisée des savoir-faire inventifs, expérimentations heureuses ou malheureuses des “collectifs” français. Les nouveaux enjeux écologiques, possibilités technologiques et données économiques posent questions, et poussent architectes, urbanistes et paysagistes à se tourner vers d’autres voies, méthodologies et finalités alternatives. Comment penser le devenir des territoires dans l’optique d’intégrer l’imprévu, le spontané, l’autonomie habitante? Sur quelles bases et énergies s’appuyer pour concevoir des dynamiques urbaines et rurales plus cohérentes et soutenables ? Notre hypothèse est celle de la collaboration. C’est à un travail de cartographie et d’interrogation de ces nouvelles capacités collaboratives que tente de se livrer ce projet : une éloge de la collaboration, mais aussi une tentative d’en cerner les potentialités latentes, limites, dangers et dérives.

À l’heure où une certaine reconnaissance par les pouvoirs publics se fait sentir et où la crise sociale et économique bouleverse nos équilibres, il est plus que jamais nécessaire d’ouvrir des espaces de réflexions collectifs, critiques et constructifs : c’est bien l’objet et la méthode que cet ouvrage propose. Il dresse un panorama non-exhaustif mais convaincant sur une pratique en pleine ébullition, construit tant sur des paroles récoltées que des points de vue critique.

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Dirigé par georges et Mathias Rollot, mis en forme par les graphistes de PierrePierre et édité par Hyperville.

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Sommaire et contributeurs :

Introduction par georges et Mathias Rollot

Point de vue par Julien Boidot, Enrico Chapel, Elise Macaire

– Faire sur le terrain pour savoir comment faire, où la parole est donnée aux constructeurs, qui revendiquent que pour être architecte, il faut savoir construire, bricoler sur place et avec les gens

Edith Hallauer, Encore Heureux, Aurore Boutry-Jacob, Bellastock, David Blondeau, Quatorze, Delphine Négrier, MIT, Collectif Etc, Alice Frémeaux, Parenthèse, Fil, Frédéric Bonnet.

– Faire sur le moment pour faire avec, qui propose de donner la parole aux incrémentalistes, qui font de façon empirique : sans approche « a priori », en préservant une part d’improvisation, décidant sur le moment qui ils sont et ce qu’ils proposent

Cécile Diguet, Bruit du Frigo, Pascal Allançon, Saprophytes, Alexandre Labasse, Cochenko, Carton Plein, Edouard Letailleur, YA+K, Marion Waller, Yes We Camp, Approches, Paul Citron.

– Faire sans, faire autrement, avec ceux qui revendiquent qu’il ne faut pas forcément construire, aménager l’espace – que ce n’est pas le sujet, pas leur compétence. Nous donnerons la parole à ceux qui ne sont pas architectes ou qui ont cessé de l’être mais qui utilisent l’architecture comme un moyen

Mathias Rollot, Echelle Inconnue, Flavien Menu, ANPU, AAA, Paul Jarquin, Bergers Urbains, 2M26, Olivier Caro, Philippe Rizzotti

Ouverture, Julia Tournaire.

Note de l’éditeur, Hyperville.

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Retrouvez à cette adresse les plateaux radios du lancement de l’ouvrage au Pavillon français de la Biennale Internationale d’architecture de Venise, en juin 2018.

 

Cahiers – La permanence architecturale

Cette publication retrace la journée du 16 octobre 2015. Ce jour-là, au Point H^ut, lieu de création urbaine à Saint-Pierre des Corps, une centaine de personnes se sont retrouvées pour échanger sur des expériences de ce qu’elles nomment elles-mêmes des « permanences architecturales ». Une notion quelque peu floue, ouverte, mais indubitablement associée à une forme de pratique : celle des membres de l’agence Construire, portée par Patrick Bouchain et Loïc Julienne.

Alors, qu’on ne s’y méprenne pas. On ne trouvera pas ici de méthode toute faite, de boîte à outils prête à l’emploi, de protocole scientifique de recherche-action. Ni même une définition précise et arrêtée de cette fameuse « permanence architecturale ». Tenter de la définir risquerait à coup sûr de la réduire, de l’uniformiser, de la contenir dans des cadres qu’elle tente constamment de faire exploser.

Ce 16 octobre, on est venu de toute la France. Diverses générations se sont croisées, rencontrées. Le récit de cette « cousinade » est à prendre tel quel. Car ces communautés se découvrent, improvisent, agissent et réagissent sans avoir toujours l’assurance de l’expérience, les repères de l’apprentissage, des outils adéquats. C’est justement dans la permanence que nous pouvons tous apprendre, et tracer ainsi des chemins inconnus.

 

Livre – Roman-photo – La Ruée vers l’Autre

Un roman-photo réalisé par Amélie Laval en octobre 2018 dans les paysages ruraux de Lorraine.

Il a été scénarisé et réalisé sur place pendant trois semaines de résidences actives organisées par le Collectif Etc, sur une invitation de la mairie du Val-de-Briey.

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France, 2048. Trois Marseillais égarés tombent en panne de minerai. Naufragés au milieu des champs lorrains, ils découvrent avec stupeur être en 2018. Les Casseurs-Cueilleurs, une obscure communauté de receleurs de légumes, fait alors régner la peur sur la région. Troublés par l’arrivée de ces étranges étrangers, ils fomentent une attaque pour faire fuir ceux qu’ils prennent pour des rivaux. Mais une quiche va faire basculer le cours de l’histoire… Épopée aux frontières de l’absurde, ce roman-photo empreint de survivalisme désuet rejoue la fable de la peur de l’étranger, à la sauce lorraine.

 

Graphisme et couverture : Diane Bousquet.

Impression : CCI, Marseille.

ISBN : 9 – 76955 – 298596

132 pages